Mardi 30 novembre 2010 à 20:23
Mardi 10 août 2010 à 20:09
Arriver ici, atteindre ce but sans fondement ? Brûler. Le papier a-t-il roussi peu à peu avant de laisser les flammes le dévorer ? Peut-être ces mots languissent-ils seulement au fond du cachot de l'oubli. Pourtant le brasier semblait plus digne, plus respectable - voilà bien la seule destruction qui en vaille la peine ! Les paroles s'envolent, mais les écrits restent, paraît-il. Ironie.
Graver, sans relâche : peau ciselée, sertie de pensées odieuses. Les idées trop violemment lancinantes ont besoin d'échapper au corps, et pour prix de ce sacrifice, la pression se relâche, peu à peu. Lacérer. Les plaies se refermeront.
La douleur déflore, encore, sa virginité est constante et éternelle. Dans l'attente d'un sourire sans tristesse latente, ne plus coudre un rictus sur les visages de cire. Il neige. Des milliers de textes commençant sur cette observation, somme toute banale, patientant dans les rayons des bibliothèques imaginaires, refuges des « lettrés ». Combien d'images, de métaphores, inventées pour tenter d'approcher le mystère des flocons ? Mais le but n'est pas d'évoquer la délicate et discordante harmonie de ce manteau de vanité : le terme, c'est l'artifice. Recouvert d'une plaque d'élégants cristaux, la déchéance de l'univers paraîtrait presque acceptable - illusions, et promesses non tenues, par ailleurs. Il n'y a rien à conclure. Observer, accepter, peut-être. Il n'y a pas à changer la face d'un monde qui injecte de l'amertume dans les veines. Les saignées n'auront pas suffi. Il n'y a plus d'issues viables. Mais il reste des issues.Mardi 26 janvier 2010 à 19:21
Brûlée d'un feu maudit, et sans espoir aucun
Incendiée de tourment au cours de longues nuits,
Il fallait se résoudre à séparer nos mains.
Ici, tout est fauché. Le paysage est terne.
Loin des flots amarantes qui l'ont animé,
L'intérieur de ma tête est une morne plaine
Que remplit le sourd glas de la fin de l'été.
La perte est avouée, mais quoiqu'inavouable,
Le désir brûle encor les limites maudites
Se joue de la raison, des bornes interdites
Et si la tête nie, le corps est un désert
Il garde en lui gravé tout son bonheur amer,
Et ne peut oublier cet effroi intenable.
Mercredi 23 septembre 2009 à 13:46
De toute façon, c'est désert ici, et c'est tant mieux.
Bonsoir, j'ai mal.
Et vous, comment allez-vous ?
J'ai perdu la foi en tout.
Je veux du vrai.
Dimanche 13 septembre 2009 à 10:09
Revenez-moi Ô Joie, ô Vie, ô Espérance !
Perdues dans son Enfer - et par lui dérobées
Pour les regards aimants de mes yeux qui l'offensent.
Mon visage sourit - mon coeur saigne pourtant
Mes sourires sont cousus dans la cire du mensonge
Haïssable douleur, douce mort qui me ronge,
Mort qui me laisse hagarde, en proie à mes tourments.
Ô Faucheuse, hâte-toi, et qu'enfin le glas sonne !
Il a réduit ma vie à la vile passion,
Qu'espérer désormais de ta triste prison ?
Mes rêves mes envies, je les lui abandonne.
Mon encens sur l'Autel de la Mélancolie,
Devient peu à peu cendre - et mon coeur avec lui.
NinaInchNails vous salue bien.
Welcome back.
